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Brevet A de parachutisme : conditions, prix, épreuves 2026

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Le brevet A de parachutisme est le premier diplôme fédéral français : il atteste l’autonomie en chute libre. La Fédération Française de Parachutisme (FFP) le délivre après 15 sauts minimum et la validation de deux modules, en chute et sous voile. Comptez de 3 200 à 3 800 € pour l’atteindre, licence comprise.

Ce que valide réellement le brevet A

Ce brevet marque la frontière entre l’élève et le parachutiste autonome. Avant lui, un moniteur vous accompagne en l’air. Après, vous sortez de l’avion seul, vous gérez votre chute, votre ouverture et votre atterrissage sans assistance en vol.

L’autorisation reste cadrée. Vous sautez dans un centre agréé FFP, sous la supervision au sol d’un parachutiste breveté plus avancé. Pas de saut hors structure, pas de discipline technique avant le brevet suivant. Le brevet A ouvre l’accès aux sauts solo simples, pas à la voltige ni au relatif.

Un point de vocabulaire revient souvent. Le terme officiel dans les textes fédéraux récents désigne parfois ce palier comme « brevet de parachutiste autonome ». Les écoles et les pratiquants, eux, gardent l’appellation brevet A pour ce premier niveau d’autonomie. Le BPA au sens strict désigne un brevet ultérieur, situé après le brevet B et accessible vers 100 sauts, validé par un QCM théorique distinct. Ne confondez pas les deux : le brevet A reste votre point de départ.

Les conditions d’obtention selon la FFP

Le brevet A repose sur un socle de prérequis fixés par la directive technique 49 de la FFP. Cette directive a été modifiée le 27 mars 2026 et s’applique depuis le 1er avril 2026, avec des ajustements sur les critères d’évaluation et les règles de sécurité.

Les conditions de base :

  • 15 sauts minimum en chute libre validés
  • Âge minimum de 15 ans, avec autorisation des deux parents pour les mineurs
  • Certificat médical de non-contre-indication à la chute libre, datant de moins d’un an
  • Licence FFP en cours de validité
  • Validation des deux modules d’évaluation, en chute et sous voile

Le certificat médical se distingue du simple questionnaire accepté pour un premier saut en tandem. Tout médecin inscrit à l’Ordre peut le rédiger, après examen de votre aptitude réelle à gérer un saut en autonomie.

Le module Ac : aptitudes en chute

Ce premier module Ac évalue votre maîtrise du corps en chute libre. Concrètement, vous devez prouver que vous savez :

  • Vous remettre à plat face au sol depuis n’importe quelle position
  • Tourner à droite et à gauche sur commande
  • Lire votre altimètre pendant la chute
  • Ouvrir votre parachute à la bonne hauteur, soit 1 500 mètres minimum

Ces gestes ne sont pas des figures de style. Ils conditionnent votre sécurité quand le moniteur n’est plus là pour corriger une position instable ou rappeler l’altitude. La remise à plat, en particulier, départage souvent les candidats : sortir d’une vrille involontaire et retrouver une position stable face sol en quelques secondes demande des dizaines de répétitions. C’est l’aptitude qui prend le plus de sauts à fiabiliser.

L’ouverture à 1 500 mètres au minimum n’est pas une consigne arbitraire. Cette hauteur laisse la marge nécessaire pour gérer un incident de voile, libérer la principale et déployer la réserve avant le sol. Un déclenchement tardif réduit cette fenêtre de sécurité, et l’évaluateur le sanctionne sans discussion.

Le module Av : aptitudes sous voile

Le second module Av porte sur tout ce qui se passe au sol et sous le parachute ouvert. Vous devez savoir plier votre voile principale, vérifier votre matériel avant de vous équiper, vous harnacher correctement et visualiser le point de largage avant la sortie.

S’ajoute le pilotage : approche de la zone, prise de terrain, atterrissage dans la cible désignée. Un atterrissage maîtrisé en zone fait partie des critères non négociables du brevet A.

L’examen théorique et le QCM

La partie écrite complète les épreuves pratiques. La FFP met à disposition une plateforme de QCM en ligne, sur son site officiel, pour s’entraîner aux questionnaires théoriques du brevet A comme des brevets suivants. Chaque réponse y est expliquée, ce qui en fait un outil de révision et pas seulement un test.

Le programme théorique couvre l’aérologie, la réglementation fédérale, le fonctionnement du matériel et les procédures de secours. Travaillez ces notions en parallèle de vos sauts, pas la veille de l’examen. Les moniteurs intègrent souvent les rappels théoriques aux briefings de chaque saut, ce qui ancre les réflexes mieux qu’une révision en bloc.

L’erreur classique : négliger les procédures d’urgence parce qu’elles « ne servent jamais ». Elles servent une fois, et ce jour-là, le geste doit être automatique. Libération de la voile principale, ouverture de la réserve : ces séquences se répètent au sol jusqu’à devenir instinctives.

Où passer son brevet A

Le brevet A se prépare et se délivre exclusivement dans une école agréée par la FFP. Aucune structure non affiliée ne peut le valider. La France compte une quarantaine de drop zones réparties sur le territoire, mais toutes ne proposent pas la formation initiale complète.

Pour choisir, vérifiez trois points :

  • Le centre organise des stages PAC réguliers, pas seulement des baptêmes tandem
  • Plusieurs moniteurs sont disponibles, gage de continuité dans la progression
  • La météo locale permet un enchaînement de sauts sur quelques jours

Le sud offre un avantage net sur ce dernier critère. Certaines zones bénéficient de plus de 300 jours favorables au saut par an, ce qui réduit les reports. Le choix de la drop zone pèse autant que le prix : un stage interrompu par dix jours de mauvais temps coûte des sauts de remise à niveau.

Le parcours : du stage PAC au brevet A

La voie de référence vers le brevet A passe par la Progression Accompagnée en Chute. Ce cursus, détaillé dans notre guide du saut en parachute seul, comprend 6 sauts encadrés depuis 4 000 mètres. Au premier, deux moniteurs vous tiennent en chute. Leur présence s’allège saut après saut, jusqu’au vol solo.

Ces 6 sauts comptent dans les 15 exigés. Restent environ 9 sauts solo supervisés pour compléter le total et passer les épreuves. La plupart des pratiquants décrochent le brevet A en 2 à 4 mois de pratique régulière, parfois en une seule saison active.

À quel moment sautez-vous réellement seul ? Plus tôt que le brevet lui-même. L’autonomie en chute libre s’obtient dès le saut solo qui clôt le stage PAC, autour du septième saut. À ce stade, vous sortez sans moniteur en vol, mais sans statut officiel. Le brevet A vient ensuite formaliser cette autonomie après la validation des deux modules. La nuance compte : être lâché en solo et être breveté A ne sont pas le même jour.

La continuité fait la différence sur le délai. Enchaîner les sauts sur quelques jours consolide les automatismes ; espacer la pratique de plusieurs semaines impose souvent un saut de remise à niveau avant de reprendre la progression. Bloquez vos sauts solo sur des créneaux rapprochés plutôt que dispersés sur la saison.

Une alternative existe : l’Ouverture Automatique. Moins courante en 2026, elle démarre par des sauts à basse altitude sans chute libre initiale, avec une voile reliée à l’avion. La progression vers l’autonomie y est plus lente, mais le coût d’entrée plus faible. Le parcours détaillé figure dans le guide complet des brevets FFP.

Le prix du brevet A en 2026

Le budget total dépend du centre, de la saison et de la formule choisie. Voici une estimation réaliste pour atteindre le brevet A en 2026, hors équipement personnel.

PosteDétailBudget
Stage PAC6 sauts + 1 solo1 100 à 1 500 €
Sauts solo brevet A~9 sauts à 30-50 €270 à 450 €
Licence FFPavant 25 ans / dès 25 ans107 € / 210 €
Certificat médicalconsultation25 à 50 €
Totaljusqu’au brevet A3 200 à 3 800 €

Les forfaits « stage PAC + brevet A » réduisent la facture de 300 à 500 € par rapport au paiement à l’unité. Certaines drop zones proposent un pack autour de 3 200 € au lieu de 3 700 € en additionnant les prestations.

La licence FFP, obligatoire, couvre la responsabilité civile et l’accès aux centres affiliés. Le tarif fédéral 2026 est resté inchangé : 107 € avant 25 ans, 210 € à partir de 25 ans avec carte de terrain. Une garantie individuelle accident s’ajoute en option, pour environ 102 € l’année. Ces montants restent stables d’un centre à l’autre, contrairement au prix des sauts.

L’équipement personnel n’entre pas dans ce budget. Il devient pertinent plus tard, à partir d’une centaine de sauts. Notre guide de l’équipement débutant détaille ce que vous devez prévoir et à quel moment l’achat se justifie.

Après le brevet A : la suite logique

Le brevet A n’est pas une fin, c’est un permis d’explorer. Il vous donne le droit de sauter seul et de cumuler de l’expérience à votre rythme. Le palier suivant, le brevet B, demande 30 sauts et ouvre l’accès aux brevets de spécialité.

C’est à partir de là que s’ouvrent les disciplines aériennes : freefly, relatif, track à grande vitesse. Le brevet A pose simplement les fondations techniques sans lesquelles ces disciplines restent inaccessibles.

Prochaine étape : contactez deux ou trois écoles agréées FFP proches de chez vous. Comparez les forfaits PAC + brevet A, vérifiez la disponibilité des moniteurs et bloquez une semaine entre avril et octobre. Le brevet A arrive souvent avant la fin de votre première saison de pratique.

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